Hockey et politique

Du pain et des jeux !

Photo: Shane Zurbrigg

J’étais un peu curieux de voir les réactions des lecteurs – si réaction il y a – de mon premier article sur Ricochet. Il serait naturel, pour un média qui tente de redonner son sens au journalisme, de donner la priorité à des articles sur la vie en Palestine quand il n’y pleut pas des bombes plutôt qu’à l’histoire approximative du poulet général Tao. Comme personne ne m’a encore viré, je me permets un autre billet du genre.

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Les milieux progressistes québécois ont tendance à bouder le sport. Afin de réconcilier les deux mondes, ou tout simplement permettre à un littéraire accompli (et illettré sportif) de socialiser lorsqu’il est forcé de regarder une partie du Canadien de Montréal, je vous ai concocté un petit sommaire des joueurs de hockey et leurs vis-à-vis politiques. Cela alimentera certainement vos discussions.

Amir Khadir : P.K Subban

Les deux sont très populaires et détestés de leurs adversaires. Ils sont des cauchemars pour leur entraineur et leur attaché de presse, car ils prennent une quantité phénoménale de risques inutiles. Pensons à la feinte de trop en zone neutre de Subban dans une partie au pointage égal, ou le lancer du soulier du député de Mercier. Cela dit, ils sont des piliers pour leurs formations respectives et rendent l’espace dans lequel ils évoluent beaucoup moins moribond.

Tom Mulcair : John Tavares

Ils brûlent la ligue, mais sont les seuls joueurs connus de leur formation. D’ailleurs, il joue pour qui, déjà, Tavares?

Stéphane Bédard : Brandan Gallagher

Bédard et Gallagher ont du talent, n’ont peur de rien et se sacrifient sans cesse pour leur équipe. Pensons à leur résistance aux doubles-échecs de Zdeno Chara ou de Pauline Marois (sa première chute dans les sondages, puis l’hécatombe), qui démontrent dévouement et loyauté à leur formation.

Léo Bureau Blouin : Louis Leblanc

Les gérants d’estrade avaient mis beaucoup d’espoirs en ces deux joueurs, mais leur passage dans les ligues majeures n’est qu’un concours de circonstances. Louis Leblanc n’aurait pas été un choix de première ronde si le repêchage n’avait pas eu lieu à Montréal, et il aurait fallu beaucoup plus de temps à Léo pour gravir les échelons du Parti québécois sans la grève étudiante. Ils n’ont jamais réussi à obtenir un poste de régulier dans la grande ligue, relégués comme ils sont au titre de champion des ligues mineures. Encore là, les résultats ne sont pas toujours au rendez-vous…

Christine St-Pierre : Ron Hextall

J’ai cherché longtemps à qui comparer l’ancienne journaliste de Radio-Canada. Ses petits moments de rupture avec le réel lui font dire de drôles de choses : Fred Pellerin représente la violence et l’intimidation, ce « va chier » senti envers Pauline Marois et quelques semaines après, voilà qu’elle s’en prend à Sa Majesté Lisée sur ses dépenses tout en étalant la vie familiale de l’ancien ministre sur la place publique. Ron Hextall avait aussi sa propre façon de sauter les plombs. Je vous laisse en juger.

Je cherche toujours des joueurs à qui l’on pourrait comparer les politiciens suivants :

PKP : J’ai pensé à Mario Lemieux, qui, en étant propriétaire des Penguins, jouait dans sa propre équipe, mais je n’en suis pas certain. GND : Benoît Brunet, qui donne la réplique à Guy Carbonneau entre la deuxième et la troisième période?

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