La salle des nouvelles
Plusieurs réflexions ont eu lieu depuis la crise étudiante de 2012. De celles-ci, des œuvres artistiques, des essais, des articles journalistiques et j’en passe. Plusieurs sujets ont été abordés dans cet échange social qui a eu lieu il y a plus de deux ans maintenant. L’un des éléments qui en a marqué plusieurs est le clivage qui s’était formé entre la classe universitaire (incluant étudiants, professeurs, chargés de cours, etc.) ainsi que la majorité dite silencieuse.

Depuis les évènements du Printemps érable, les mesures d’austérité n’ont fait qu’augmenter, visant notamment les grands services publics comme la santé, la sécurité et les services aux citoyens. Le ministre Bolduc laisse aussi planer des compressions de 200M$ aux commissions scolaires (http://www.ledevoir.com/politique/quebec/408763/commissions-scolaires-coupes-de-200-millions-attendues), celles de 172M$ demandées au réseau universitaire (http://www.ledevoir.com/politique/quebec/418505/compressions-budgetaires) qui s’ajoutent aux 123M$ de coupures demandées par le précédent gouvernement. Avec toutes ces mesures, pouvons-nous poser la question suivante : quelle place prend l’éducation au Québec? Plus spécifiquement, comment l’éducation est valorisée – ou non – à l’intérieur des familles québécoises?

Il n’est pas rare d’entendre parents et amis demander aux étudiants ce qu’ils désirent faire avec leurs études : « Tu veux faire quoi, avec ça? ». Est-ce que les études ont été réduites en seul produit d’investissement personnel? Qu’un simple retour sur investissement? Est-ce qu’il y a encore une valeur purement éducationnelle qui est perçue au niveau de la société québécoise? Peut-on poursuivre nos études par simple plaisir, pour satisfaire notre curiosité intellectuelle, pour notre culture personnelle?
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